Les fruits et légumes servent à nourrir les gens !

La Chapelle-Basse-Mer -

Thomas et Vincent Ravard se sont installés en maraîchage bio il y a maintenant deux ans. Aux Jardins de la Vallée à La Chapelle-Basse-Mer, ils revendiquent une démarche environnementale globale, y compris dans l'engagement social. C'est donc naturellement qu'ils reçoivent l'associationCourts circuits.

Les membres de cette association nantaise viennent régulièrement donner un coup de main au désherbage, aspect un peu fastidieux de la culture bio. En échange, ils récupèrent les surplus de production. « C'est la volonté de court-circuiter l'économie de profit, d'en finir avec le gaspillage et de favoriser les projets collectifs ! , explique Yves, l'un des bénévoles de l'association. De la collecte à la dégustation, l'idée est de valoriser un maximum d'invendus, d'utiliser le repas comme vecteur de lien social et de convivialité et plus globalement, de réfléchir à notre manière de consommer. »

À l'origine, l'association faisait de la récupération alimentaire, dans les marchés. Elle a ainsi créé des partenariats avec des grossistes et des producteurs. Après ces coups de main en fin de marché, les denrées, destinées à être jetées ou non consommées sont récupérées, partagées, et le surplus est utilisé pour des événements ou comme cantine à prix libre dans la rue.

L'association Courts circuits vient une à trois fois par mois à La Chapelle-Basse-Mer, quand Vincent et Thomas en ont besoin : « Ça fait du bien de prendre l'air, et d'aider ceux qui n'ont pas oublié que la vocation première des aliments, c'est de nourrir les gens ! », conclut Yves.

Contacts. Courts.circuits.nantes@gmail.com et http://www.amap44.org/les-jardins-de-la-vallee

 

Un vide-greniers dominical en terre agricole

La Chapelle-Basse-Mer -

Organiser un vide-greniers sur une exploitation agricole, c'est moins incongru qu'il n'y paraît. Quand on sait quel dynamisme apporte Vincent et Thomas Ravard dans le démarrage de leur plantation bio, on comprend l'engagement. « Parce que ça va avec les notions de recyclage, de développement durable, d'achat écologique », résume Thomas.

Cette manifestation est organisée ce dimanche par l'association Du garage au grenier. D'autres producteurs locaux seront sur place.

Dimanche 20 octobre, de 8 h à 18 h, sur le terrain de l'exploitation Les Jardins de la Vallée, à l'Artuzière, à La Chapelle-Basse-Mer. Accès libre. Réservation d'emplacement au 07 80 04 73 44.

 

Journée festive aux Jardins de la Vallée dimanche

La Chapelle-Basse-Mer -

Thomas et Vincent Ravard sont des producteurs bio. Parmi les idées dont ils font la promotion, il y a celle de l'autoconstruction. En maraîchage, on utilise beaucoup d'outils : ils ont réalisé une partie du matériel agricole dont ils ont besoin. « Ça permet d'être autonome, précise Vincent. Pas mal de maraîchers bio ont conçu leurs propres outils et ont mis les plans dans le domaine public. »

Il s'agit en fait de pratiquer une nouvelle technique de culture, dans laquelle il n'y a pas de retournement de sol : la couche est ameublie sur une vingtaine de centimètres, le fond est aéré, mais on ne dérange pas toutes les petites bêtes, vers de terre et autres, qui, eux, travaillent la terre en profondeur ! Les outils qu'ils utilisent ont donc été élaborés, par Thomas, lors d'un stage de construction en groupe dans le sud de la France. En plus, cela revient beaucoup moins cher : 2 500 € l'outil contre 5 000 € acheté tout fait !

Créateurs des Jardins de la Vallée, Thomas et Vincent ont envie de partager leur expérience : ils organisent, dimanche, une journée portes ouvertes qui se voudra festive ! Au programme : des découvertes, des animations, un grand repas et un même un concert. Ils recevront pour l'occasion l'association Arttitudes et l'un des 14 rendez-vous de l'été du nouveau festival Vignoble en Fête : Momo, Val Lyrics et Gatt Bartón joueront à 14 h.

Dimanche 30 juin, de 9 h à 20 h, l'Artuzière. Site web : http ://lesjardinsdelavallée.jimdo. com. Concert Arttitudes à 14 h : Tarifs : 8 € ; réduit, 5 €. Réservations : http://www.arttitudes.fr/site/ billeterie, ou auprès des antennes de l'office de tourisme du vignoble nantais (Vallet, Clisson, Le Loroux-Bottereau).

 

Les jardins de la vallée désormais en vente directe

Loire-Atlantique -

Installés en production maraîchère depuis plus d'un an, les frères Ravard ouvrent à la vente directe une quarantaine de variétés de légumes en alternance. Une façon de renforcer le lien producteur-consommateur.

 

Pour Thomas et Vincent Ravard, le bio, c'est un mode de vie essentiel. Mais rien ne prédestinait forcément ces deux frères à travailler ensemble, si ce n'est d'avoir grandi dans une ferme, d'avoir tous deux suivi des filières voisines et fait un passage par le lycée agricole de Briacée.

L'un a déjà passé dix ans en agriculture polyvalente élevage, avec activité maraîchage bio. Le second a travaillé 7 ans en maraîchage dans la vallée, en partie en bio. Après plusieurs années de recherche, constatant surtout le manque de terre dévolue à l'installation des jeunes agriculteurs, ils font en février 2012 la connaissance de Jean Bretonnière qui a toujours pratiqué une culture raisonnée.

Sur ses terres, « le sol n'est pas appauvri, il y a micro et macrofaune qui se mettent en place. Ça évolue très vite », constate Vincent Ravard. L'exploitation présente aussi l'intérêt d'avoir toutes ses terres attenantes. Jean Bretonnière prépare sa retraite en les aidant à monter un projet en commun et prête son matériel avant que les nouveaux exploitants ne le rachètent.

L'association Terre de Lien se porte acquéreur du foncier, permettant à Thomas et Vincent d'être crédibles auprès des banques pour s'installer.

Leur projet est de proposer à la vente directe, tout au long de l'année grâce à la grande serre, une quarantaine de variétés de légumes en alternance. Ils entretiendront en parallèle un petit élevage de poules et de chèvres pour valoriser les engrais verts. « Il y a une meilleure valorisation des produits en vente directe. Ça crée un dynamisme local : on veut qu'il y ait une proximité entre le producteur et le consommateur », explique Thomas.

Vers une Amap

À mi-chemin de la période légale pour obtenir leur certification bio Ecocert, ils en sont déjà à un an d'exploitation et ont su séduire une clientèle locale, des restaurants de bord de Loire aux restaurations collectives.

Aujourd'hui présents le mercredi sur le marché du Loroux Bottereau, ils ont ouvert la vente directe sur leur exploitation le mois dernier. « On voulait attendre d'avoir au moins huit variétés de légumes pour ouvrir », précise Thomas. Ils se prêteront aussi prochainement à la constitution d'une Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne).

Les jardins de la vallée, l'Artuzière, La Chapelle-Basse-Mer. Ouverture sur site tous les samedis, de 9 h à 13 h, les vendredis de 17 h à 20 h.

 

On achète les légumes tout juste cueillis ! - La Chapelle-Basse-Mer

mardi 30 avril 2013


Thomas et Vincent Ravart ont inauguré ce week-end leur stand de vente directe sur leur exploitation, Les jardins de la vallée.

« On voulait attendre d'avoir au moins huit variétés de légumes pour ouvrir à la vente directe », précise Thomas Ravard, l'un des deux frères installés depuis un an en production maraîchère. Ils ont déjà séduit nombre de restaurateurs locaux : leur credo, faire tourner une quarantaine de productions en fonction de la saison et en respectant la rotation des cultures. En cours d'obtention du label Bio, Les jardins de la vallée, à L'Artuzière, ouvriront dorénavant tous les vendredis de 17 h à 20 h et samedis de 9 h à 13 h.

Ils bichonnent leurs salades grâce à Terre de Liens

samedi 13 avril 2013

Reportage

Les radis ont été récoltés. Le semis de poireau va suivre. Laitues, épinards sont croquants à souhait... La grande cathédrale des Jardins de la Vallée, une serre de 9 000 m2, étend son tapis vert à La Chapelle-Basse-Mer, à une demi-heure de Nantes.

La production monte en puissance et le carnet d'adresses de la clientèle s'étoffe avec de la vente directe sur les marchés. Des écoles et des restaurateurs sont intéressés et un projet d'Amap bruisse dans les tuyaux.

« Nous avons livré des salades au collège du Loroux-Bottereau... Ils étaient contents », raconte Vincent, le plus jeune des frères Ravard. Il a repris la tenue maraîchère avec son frère Thomas grâce au soutien de Terre de Liens (lire ci-dessous).

Fort d'un parcours initiatique complet avec diplômes et expériences de terrain, les deux frères, dont les parents ont été agriculteurs, voulaient s'installer. L'un est pointu en culture, l'autre en élevage, tous les deux rodés au bio. « Nous avons passé trois ans et demi à chercher sans résultat », indique l'aîné.

Ici, le projet impose des plans d'investissement trop lourds, là, le propriétaire hésite devant le scénario des deux jeunes. Parfois, l'information sur des terres appelées à se libérer profite seulement à un cercle fermé.

Jusqu'au jour où les deux frères repèrent une opportunité à La Chapelle-Basse-Mer, au sud de Nantes : sept hectares de ruban maraîchin mis en vente par un adepte de culture raisonnée qui souhaite transmettre le témoin à des « bio ».

Il les a proposés à Terre de Liens, mouvement qui facilite l'installation de paysans bio. L'association signe et propose un bail à Vincent et Thomas, qui dénichent deux hectares supplémentaires à louer par ailleurs.

La surface est confortable... mais nécessaire. « Nous revenons à un système de rotation avec alternance de prairies, céréales et légumineuses et plantation de haies à vocation fruitières », dit Vincent. Les cultures carbureront à l'engrais vert et au fumier composté. Un petit élevage de poules et quelques chèvres apporteront leurs contributions.

Une agriculture bio empreinte de technicité. Les légumes, feuilles, fruits ou racines imposent des successions bien orchestrées. « Pas de tomates après des aubergines, mais des melons avant des fèves et des salades », indiquent les jeunes maraîchers, adeptes de la culture de surface à même de mieux fertiliser le sol et éviter la prolifération de champignons indésirables.

Cette option leur a imposé de fabriquer trois outils particuliers lors de stages au sein d'une association spécialisée. « Chacun est revenu à 2000 € contre 5 000 à 6 000 € en les achetant tout faits. » Le gingin paie. Thomas et Vincent ont poussé le luxe en les équipant d'un système d'accrochage performant. « Le maraîchage impose beaucoup de manipulations. Sur une année, on va gagner 30 % de temps... » Du bio performant.

 

Thierry BALLU.

Les terres bio de Jean « entre de bonnes mains » -

samedi 05 janvier 2013


Jean Bretonnière (à droite) et Aurélie Chabeaud de l'Association Terre de Liens entourent Vincent, nouvel exploitant avec son frère Thomas (absent) des terres de l'Artuzière à La Chapelle-Basse-Mer.

Jean Bretonnière travaille en culture raisonnée depuis son installation, il y a trente ans, dans la vallée maraîchère à La Chapelle-Basse-Mer. Aujourd'hui, il transmet ses terres bio à deux frères.

 

Des terres « propres » à transmettre

Jean Bretonnière, maraîcher à La Chapelle-Basse-Mer a résisté durant sa carrière au tout chimique au profit d'une culture raisonnée. À 63 ans, il choisit, avec l'aide de l'association Terre de liens de transmettre ses 12 ha de terres « propres » à de jeunes agriculteurs désireux de produire bio. Un pari audacieux au coeur d'une vallée maraîchère où la majorité des exploitations recherche toujours plus de terres pour produire mâche et poireaux en culture intensive.

Plus de 30 ans de maraîchage

Installé depuis 1979 en Gaec, Jean Bretonnière cultive depuis 30 ans 12 ha de terres louées à plusieurs propriétaires regroupés en GFA (Groupement foncier agricole) au lieu-dit l'Artuzière. « Depuis mon installation, je travaille en culture raisonnée et, alors que l'âge de ma retraite se profilait et qu'aucun ouvrier ne souhaitait reprendre l'exploitation, nous n'aurions pu trouver de multiples acquéreurs dans la vallée, mais, en accord avec le GFA nous avons choisi de les transmettre à de jeunes agriculteurs ayant comme nous le respect de la terre », explique Jean Bretonnière.

Le pari du bio

En 2011, Jean Bretonnière fait alors visiter son exploitation à trois organismes : la Ciap 44 (Coopérative d'installation agricole et paysanne), le GAB 44 (Groupement des Agriculteurs Biologiques) et Terres de Liens afin de leur soumettre ce challenge un peu fou : faire de la culture bio dans la vallée !

Grâce au soutien d'acteurs locaux, au travail complémentaire de ces trois structures, à la volonté du GFA et à l'intervention de la Safer (Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural), Jean Bretonnière a gagné son pari !

Les terres de l'Artuzière sont classées bio.

 

Deux frères pour produire du bio

« Après cette première étape, il nous restait à trouver un exploitant, ajoute Jean Bretonnière. Là encore, nous avons été accompagnés par Terre de liens. »

En fait ce n'est pas un mais deux jeunes frères qui exploiteront désormais les terres de Jean. « Ils ont un beau projet de culture et de distribution qui me convient totalement et ils savent qu'ils peuvent compter sur moi pour les aider. Je sais que ces terres sont entre de bonnes mains ! »